Le FelV, ou virus leucémogène félin

Qu’est-ce que c’est ?

Le FelV, aussi appelé virus leucémogène félin, est un virus contagieux qui se transmet entre chats par la salive au cours de bagarres, de léchage mutuel, de partage de nourriture ou de rapports sexuels. Il peut également être transmis par la mère aux fœtus, directement dans l’utérus. Il est responsable d’une maladie mortelle, car il provoque l’apparition de tumeurs et diminue l’efficacité du système immunitaire.

Ce virus n’est pas très résistant dans le milieu extérieur : il est facilement détruit par les détergents habituels, et ne survit que quelques jours à l’air libre. C’est pourquoi, seuls les chats ayant des contacts avec d’autres chats peuvent le contracter. C’est également la raison pour laquelle les chats vivant en communauté, surtout en cas de surpopulation, et les chats non stérilisés sortant la nuit sont les plus exposés.

Quels en sont les symptômes ?

Le virus s’attaque tout d’abord à la moelle osseuse, qui produit les globules rouges et blancs. La destruction des globules rouges provoque une anémie sévère. La destruction des globules blancs participe à la baisse de l’efficacité du système immunitaire, qui rend le chat plus sujet à toutes sortes de maladies secondaires : abcès récidivants, infections buccales, troubles respiratoires chroniques, diarrhée, perte d’appétit…

Le virus provoque également l’apparition de tumeurs, qui concernent soit les cellules circulant dans le sang - on parle alors de leucémie -, soit certains organes, comme la moelle osseuse, les poumons, les reins, le foie, et l’intestin - on parle alors de lymphome.

La plupart des chats infectés par le FelV décèdent dans les 2 à 3 ans suivant la date de l’infection. Néanmoins, une minorité de chats se débarrasse complètement du virus après quelques semaines, et certains restent porteurs sans pour autant déclarer la maladie.

Quels examens sont nécessaires ?

Deux tests réalisés sur prise de sang sont disponibles pour connaître le statut de votre chat vis-à-vis du FelV. Ils peuvent être difficiles à interpréter, et sont complémentaires.

Le premier test peut se faire au cours d’une simple consultation et donne un résultat en 10 minutes. Le second est plus onéreux, doit être envoyé à un laboratoire, et sert surtout à confirmer un résultat positif du test rapide.

Il est toujours utile de connaître le statut d’un chat avant de l’introduire dans un nouveau foyer au contact d’autres chats, car cela permet de s’assurer qu’il ne transmettra pas cette maladie grave aux occupants actuels du foyer.

Quels sont les traitements ?

Il n’existe aucun traitement pour éliminer le virus. Les seuls traitements disponibles visent à traiter les infections secondaires avec des soins locaux et des antibiotiques. Certaines des tumeurs provoquées par ce virus répondent à la chimiothérapie, mais la vie de l’animal reste toujours menacée à long terme.

Heureusement, il existe un vaccin efficace contre le FelV. Dans l’idéal, tout chat pouvant être en contact avec des congénères devrait être vacciné dès l’âge de 9 semaines. Une seconde injection après 3 semaines puis un rappel tous les ans sont nécessaires pour que le vaccin soit complètement efficace. Par contre, pour les animaux qui ne vivent exclusivement à l’intérieur et ne sont au contact que de chats sains, cette vaccination n’est pas nécessaire.

Conclusion

L’infection par le FelV est responsable d’une maladie souvent mortelle, mais il existe de bons moyens de prévention : ne jamais introduire un animal dont le statut n’est pas connu dans le foyer, rentrer les chats pour la nuit, les stériliser, et surtout les vacciner de manière régulière contre ce virus.

Traduit et adapté d’après Alfred M. Legendre, in Ettingers’ Veterinary Textbook of Internal Medicine, 6th Ed.

Pour aller plus loin :

Le FIV, ou virus de l’immunodéficience féline

Qu’est-ce que c’est ?

Le virus de l’immunodéficience féline est l’équivalent pour les chats du virus du HIV responsable du SIDA dans l’espèce humaine. Il n’est contagieux qu’entre chats, et ne peut pas se transmettre aux humains.

Les chats mâles qui vivent à l’extérieur et défendent leur territoire sont les plus exposés, car la transmission du virus se fait généralement par griffure ou morsure au cours de bagarres. Le virus peut également être transmis de la mère aux chatons. Une fois le chat infecté, il le reste à vie.

Quels en sont les symptômes ?

L’infection par le FIV passe par 5 étapes successives :

Le premier stade commence 4 à 6 semaines après la morsure ou la griffure infectante, et se manifeste par des symptômes divers : fièvre, abattement, augmentation des ganglions lymphatiques, qui passent souvent inaperçus. Cette phase est généralement bien supportée, sauf chez les chatons où elle peut être mortelle.

Par la suite, les symptômes régressent et les chats passent en stade 2 pendant quelques mois à trois ans (voire bien plus). Pendant cette phase, le virus est occupé à détruire progressivement le système immunitaire.

Lorsque le virus a fait suffisamment de dégâts, des symptômes commencent à réapparaître, sous la forme d’infections récidivantes : abcès, écoulements oculaires ou nasaux, infections cutanées, otites, diarrhées… Les chats atteints sont également plus sujets aux vers intestinaux, et répondent moins bien aux traitements.

Plus tard, le virus s’attaque à la moelle osseuse, et provoque une anémie parfois sévère ; il attaque certaines cellules du cerveau, et peut être responsable de changement de comportement. Des tumeurs des ganglions lymphatiques (lymphosarcomes) peuvent survenir. Des atteintes sévères de la bouche, de la peau et des reins peuvent aussi apparaître. Finalement, l’animal maigrit et perd l’appétit.

Quels examens sont nécessaires ?

Les symptômes et certaines anomalies du sang de votre chat peuvent amener votre vétérinaire à suspecter cette maladie.

Lorsque l’on suspecte le FIV, une prise de sang peut être réalisée pour un test rapide, dont le résultat est obtenu après 10 minutes. Il faut néanmoins faire attention à l’interprétation, car il peut exister des faux positifs et des faux négatifs. Une autre prise de sang peut alors être nécessaire pour confirmer un résultat douteux.

Quel est le traitement ?

Il n’existe pas de traitement efficace pour détruire le virus. Les principaux symptômes de la maladie sont dus aux infections secondaires, qui doivent être traitées avec des soins locaux et des antibiotiques. Ces traitements des complications peuvent permettre de maintenir les chats atteints par le FIV dans de bonnes conditions de vie pendant plusieurs années. Il est néanmoins possible de mettre en œuvre un traitement homéopathique et phytothérapique de soutien du système immunitaire, en gardant en tête que l’objectif du traitement est de préserver la bonne qualité de vie de l’animal.

Comme chez l’Homme, aucun vaccin efficace n’existe à ce jour. Les seuls moyens de prévention dont nous disposons, est la protection des chats les plus exposés : en les castrant et en les rentrant pendant la nuit, une grande partie des bagarres sont évitées, ce qui limite le risque d’infection. En limitant la surpopulation de chats, on limite également la fréquence de la maladie.

Conclusion

Le FIV est responsable d’une maladie grave, souvent mortelle à plus ou moins long terme. Néanmoins, il ne faut pas céder au désespoir : on ne connaît jamais la date initiale de l’infection, qui survient le plus souvent chez des animaux déjà adultes, et on sait que même infectés, les chats peuvent encore vivre pendant une durée de 3 à 4 ans sans signes de la maladie. Ce sont par contre des chats fragiles, auxquels il faut prêter plus d’attention qu’à leurs congénères sains, afin de dépister au plus tôt leurs symptômes et de débuter précocement leurs traitements.

Traduit et adapté d’après Alfred M. Legendre, in Ettingers’ Veterinary Textbook of Internal Medicine, 6th Ed.

Pour aller plus loin :

Gestion de la reproduction chez la chienne

Le cycle œstral de la chienne

Le cycle de la chienne est constitué de 4 phases : le proestrus, l’oestrus, le dioestrus et l’anoestrus.

Le proestrus et l’oestrus sont appelés « chaleurs ».

Pendant le proestrus, la femelle attire les mâles mais ne se laisse pas saillir. Des pertes sanguinolentes peuvent être observées, et la vulve apparaît légèrement gonflée. Cette phase dure 3 à 21 jours, avec une moyenne de 9 jours, et correspond à la phase de production des oestrogènes par le follicule ovarien.

La phase suivante, l’oestrus, est caractérisée par l’acceptation du mâle. Les écoulements vaginaux diminuent, la vulve apparaît très gonflée et flasque. Cette phase dure 3 à 21 jours, avec une moyenne de 9 jours, et correspond à la phase d’ovulation. L’ovulation est déclenchée par un pic de LH, une hormone produite par une glande située dans le cerveau et appelée l’hypophyse. L’ovulation d’ovocytes primaires, qui sont immatures et non fertiles, survient lors de ce pic. Ils mûrissent et deviennent fertiles (ovocytes secondaires) pendant les 1 à 3 jours suivants, puis survivent 2 à 3 jours de plus. C’est pourquoi, la période fertile s’étend du 3e au 7e jour après le pic de LH. Par ailleurs, un pic de progestérone survient en même temps que le pic de LH : c’est pourquoi, on peut détecter l’ovulation en mesurant le taux de progestérone sanguin.

A la fin de l’oestrus, la chienne entre en dioestrus (aussi appelé métoestrus). Elle devient réfractaire à la saillie, et cesse d’attirer les mâles. Les écoulements vaginaux deviennent mucoïdes, leur quantité diminue, et la vulve redevient progressivement normale. Cette phase dure 2 mois : si la chienne a été fécondée, c’est la gestation ; sinon, c’est la phase de pseudo-gestation, qui peut conduire à des manifestations qui miment celles de la gestation : montée de lait, prise de poids, fabrication d’un « nid »…

Enfin, à la suite du dioestrus, la chienne entre en anoestrus, qui est la phase de repos de la fonction de reproduction. C’est la phase de reconstruction de l’utérus suite à la gestation ou à la pseudogestation.

L’intervalle entre deux chaleurs consiste en l’association du dioestrus et de l’anoestrus, et dure 4,5 à 10 mois (7 mois en moyenne).

A quel moment dois-je faire reproduire ma chienne ?

Le moment de l’ovulation peut être repéré grâce à une succession de frottis vaginaux, associés idéalement à des dosages du taux de progestérone sanguin. Des dosages de LH peuvent être indiqués dans certains cas (insémination artificielle, infertilité…).

Les frottis vaginaux doivent être commencés quelques jours après le début du proestrus, et répétés tous les 2-3 jours. Lorsque plus de 70% des cellules visibles au frottis sont des cellules épithéliales, il faut mettre en œuvre des dosages de progestérone. Ceux-ci sont répétés toutes les 48 heures, de manière à détecter le jour du pic initial de progestérone (entre 2 et 3 ng/mL), qui correspond au jour du pic de LH et de l’ovulation. Ce jour est alors appelé « Jour 0 ». La fertilité maximale de la chienne est obtenue 2 à 7 jours après cette date.

Quels examens sont nécessaires ?

Minimiser les risques inhérents à la reproduction d’une chienne revient à anticiper les problèmes, ce qui nécessite une bonne connaissance du cycle œstral, des manifestations de la gestation et de la mise-bas ainsi que de leurs principales anomalies. Cela passe également par la prévision des troubles de la mise-bas, qui doit faire l’objet d’une concertation entre l’équipe vétérinaire soignante et les propriétaires : s’il est prévisible qu’une césarienne doive être exécutée lors de la mise-bas, les chances de réussite seront meilleures si cette opération est programmée !

Les chiennes primipares (qui n’ont jamais été reproduites auparavant) doivent être examinées par un vétérinaire avant la reproduction, de manière à détecter tous les problèmes de santé qui pourraient interférer avec la gestation, la mise-bas ou la lactation, tels qu’une sténose vaginale ou des tétons invaginés.

Une recherche des plus courantes maladies génétiques de la chienne, en fonction de sa race, doit être mise en œuvre. En effet, ces maladies peuvent se retrouver dans la descendance.

Il est conseillé de procéder à un examen de dépistage pour la brucellose avant chaque reproduction.

Par contre, il n’est pas nécessaire de réaliser des cultures vaginales pour les chiennes en bonne santé, car la flore vaginale normale n’est pas dangereuse pour le mâle ni pour la conception.

Qu’est-ce que l’insémination artificielle ?

L’insémination artificielle est une intervention par laquelle le sperme d’un chien est administré par voie intra-utérine à une chienne à l’aide d’une pipette. Elle est surtout utilisée lorsque le mâle vit loin (le sperme peut être congelé et envoyé par voie postale), lorsqu’il est âgé ou sans expérience, ou lorsque la femelle refuse la saillie pour des raisons comportementales (agressivité). La pipette d’insémination ne doit pas être contaminée par de l’eau, des désinfectants ou d’autres spermicides. La surélévation de l’arrière-train de la chienne après l’insémination n’est pas nécessaire, cela n’améliore pas les chances de fécondation.

Conclusion

Pour la plupart des chiens, la reproduction survient simplement : quelques jours après que l’on ait remarqué des écoulements vaginaux sanguinolents, on présente la femelle à un mâle, chaque chien étant en laisse. La femelle s’assied, se couche, ou grogne lorsque le mâle l’approche. On répète cette opération jusqu’à ce que la femelle accepte la saillie. On amène alors la femelle au mâle choisi pour la reproduction, et normalement, la saillie est immédiate, rapide, dure 10-30 minutes et a d’excellentes chances (près de 100%) d’être fécondante. Si cette approche simple ne fonctionne pas, ou si le propriétaire souhaite une gestion plus complète de la fonction de reproduction, les examens précédents pourront être mis en œuvre.

D’après Bruce E. Eilts et Autumn P. Davidson, in Ettinger’s Veterinary Textbook of Internal Medicine, 6th Ed.

Pour aller plus loin :

Mise-bas normale chez la chienne

En dépit du risque de problèmes nécessitant une intervention vétérinaire, la plupart des éleveurs préfèrent que leurs chiennes mettent bas dans leur environnement familier. On peut effectivement s’inquiéter du risque d’exposition à des agents pathogènes et de l’augmentation du stress maternel lors d’une mise-bas programmée en milieu hospitalier vétérinaire.

Une bonne information des propriétaires sur les modalités de la mise-bas est donc nécessaire, car vous devez être à même de détecter les problèmes de manière précoce et efficace.

Quelle est la durée normale de gestation ?

La durée normale de gestation chez la chienne est de :

La durée de gestation à compter de la première saillie varie entre 58 et 72 jours, parce que la fécondation (rencontre du spermatozoïde et de l’ovule) ne se fait pas nécessairement le même jour que la saillie. Dans tous les cas, la mise-bas se déclenche lorsque le taux de progestérone chute en-dessous de 2ng/mL. Une chute de la température rectale peut être détectée 10 à 14h plus tard, suivi 10 à 24 heures plus tard encore par les premiers signes du travail.

Comment se déroule la mise-bas ?

Chez la chienne, le travail se déroule en 3 phases :

  1. Pendant la première phase du travail, la chienne commence à ressentir des contractions utérines qui se déclenchent à intervalle régulier (à la différence des contractions utérines de la fin de gestation, qui sont isolées). Ces intervalles se raccourcissent progressivement.

A ce stade, la chienne change de comportement : elle peut devenir anxieuse, agitée, perdre son appétit ou au contraire manger en grandes quantité. Certaines se mettent à l’écart, d’autres cherchent le contact avec leurs pairs ou leurs maîtres. Des vomissements peuvent survenir. Le plus souvent, la chienne se fabrique un nid où elle souhaitera mettre bas. Cette phase dure 10 à 24 heures et est terminée lorsque le col utérin est suffisamment dilaté. Le col utérin ne peut pas être visualisé lors d’un simple examen vaginal, cette observation nécessite un appareil particulier. Pendant cette phase, les écoulements vaginaux doivent être clairs et muqueux.

  1. La 2e phase du travail commence lorsque la chienne se met en position couchée ou accroupie et commence à faire des efforts visibles d’expulsion des chiots, par contractions musculaires abdominales. L'expulsion a généralement lieu 10 à 60 minutes après le début de ces fortes contractions. Les chiots sortent entourés par les membranes amniotiques. La membrane chorio-allantoique se rompt généralement pendant cette phase (perte des eaux).

Un accouchement par le siège est considéré comme normal chez la chienne (cela représente 40% des cas).

  1. Enfin, la troisième phase du travail est définie par la délivrance placentaire. La plupart des chiennes alternent entre les phases 2 et 3, jusqu’à ce que l’expulsion de tous les chiots et de l’intégralité du placenta soit terminée. Souvent, elles cherchent à manger le placenta. Ce n’est pas ni grave, ni nécessaire.

Quels soins faut-il apporter aux chiots ?

Normalement, la chienne lèche immédiatement les chiots nouveau-nés de manière à retirer les membranes fœtales restantes et stimuler la respiration, et elle coupe le cordon ombilical. Il est crucial de laisser la mère réaliser ces interventions, car cela facilite l’attachement entre mère et chiots. Il ne faut intervenir que si la mère ne le fait pas.

Dans ce cas, c’est à vous d’agir en nettoyant la tête des chiots et en libérant les voies respiratoires par aspiration, à l’aide d’une poire. Il ne faut pas secouer les chiots pour libérer leurs voies respiratoires, cela peut provoquer des dommages cérébraux ! Ensuite, il convient de frictionner les chiots à l’aide d’une serviette, pour stimuler leur respiration. Le cordon ombilical doit être coupé à 2cm du ventre des chiots à l’aide d’un fil de suture propre, et recouvert d’antiseptique (BETADINE solution dermatologique).

Les chiots doivent être gardés à l’écart dans une boîte tiède le temps du travail, pour éviter d’être écrasés pendant les efforts expulsifs. Une bouillote tiède (bouteille d’eau ou chaussette remplie de riz cru tiédie au four à micro-ondes) est indispensable pour leur assurer la chaleur nécessaire. Il est ensuite indispensable de les laisser téter dès que possible après la fin des contractions, de manière à libérer de l’ocytocine, hormone qui permet de favoriser les contractions utérines et la montée de lait.

Attention, certaines chiennes sont très protectrices de leurs chiots, et peuvent grogner voire mordre les personnes qui s’en approchent, même lorsqu’elles les connaissent bien. Il convient donc d’approcher des chiots calmement et doucement, sans l’effrayer, et de tenir compte de ses réactions.

D’après Autumn P. Davidson, in Ettinger’s Veterinary Textbook of Internal Medicine, 6th Ed.

Pour aller plus loin :

Le hamster

Qu’est-ce qu’un hamster ?

Le hamster est un petit rongeur qui appartient à la famille des Cricétinés. On rencontre deux espèces principales : le hamster doré (aussi appelé syrien) et le hamster chinois, qui est plus petit. L’élevage du hamster, initialement à des fins scientifiques (animal de laboratoire), remonte à l’année 1930. Il est progressivement devenu un animal de compagnie réputé pour sa bonhomie et sa rusticité.

Le hamster doré est un petit animal trapu, à pattes et queue courtes, mesurant 15 à 18 cm de long pour un poids de 130 à 150g chez le mâle et 65 à 85g chez la femelle. Le hamster chinois ou russe est plus petit. Il possède 4 doigts à l’avant, 5 à l’arrière, et porte une glande productrice de phéromones de marquage territorial sur les flancs. Comme les autres rongeurs, le hamster a des incisives à croissance continue, qu’il doit user tout au long de sa vie sous peine de blessures. Ce petit rongeur est bien connu pour ses bajoues, ou fosses jugales, dans laquelle il peut stocker de la nourriture.

Les hamsters sont peu sociables : ce sont des animaux au tempérament solitaire, qui se montrent facilement agressifs, en particulier si on les dérange. Ils sont souvent difficiles à manipuler lorsqu’ils ont peur ou sont en colère. Il faut alors les attraper délicatement par la peau du dos. Ce sont des rongeurs nocturnes, qui dorment la journée et sont actifs surtout la nuit.

La femelle a des cycles de 4 jours, avec une période d’acceptation du mâle qui ne dure que quelques heures. La gestation dure environ 15 jours, et les portées contiennent 5 à 9 petits, qui naissent nus et aveugles. Ils têtent leur mère pendant 2 à 3 semaines, mais commencent à compléter leur alimentation avec des aliments solides dès 7 à 10 jours. Il n’est pas difficile de différencier un mâle et une femelle à l’âge adulte : le mâle a une région ano-génitale arrondie en raison de la présence de testicules dans le scrotum. Chez les jeunes, il est plus difficile de ne pas se tromper car la seule différence réside dans la distance entre l’anus et les organes génitaux.

Comment installer mon hamster ?

Au moment d’installer votre hamster, pensez qu’il sera surtout actif la nuit, et qu’il peut être bruyant… et mettez la cage dans un endroit sec, à l’abri du soleil direct et en dehors d’un courant d’air.

Le hamster a besoin d’une cage métallique (il ronge le plastique, même épais), à barreaux étroits et horizontaux pour satisfaire à son besoin de grimper, et de taille suffisante. Attention, de nombreuses cages du commerce ne mesurent pas plus de 40cm, ce qui est trop peu ! Certaines cages ont plusieurs étages, ce qui est une excellente idée.

Le fond de la cage doit être tapissé d’une épaisse couche de litière (au moins 3cm) de préférence végétale. Les litières de chanvre et de lin sont de très bons produits, très absorbants. Il faut néanmoins penser à la changer une fois par semaine pour éviter les infections cutanées liées au développement de bactéries dans la litière souillée.

Il faut également lui fournir un petit abri pour dormir au calme, sans qu’il soit dérangé. Le hamster aime se fabriquer un nid douillet à l’aide de coton, de chutes de tissu, de papier absorbant, de paille, qu’il faut veiller à lui fournir en quantité suffisante.

Pour éviter qu’il ne s’ennuie, son environnement devra être enrichi : roue, échelle, hamac, tubes sont des éléments très appréciés.

Comment nourrir mon hamster ?

Les hamsters sont omnivores, avec une préférence pour les céréales, les fruits et les produits laitiers. Ses besoins alimentaires sont mal connus, mais ce qui est certain, c’est qu’ils ont besoin de plus de protéines et de moins de graisses et sucres rapides que ce que l’on trouve dans les aliments du commerce.

Les aliments du commerce les mieux adaptés sont les extrudés (croquettes ou bouchons) pour hamster, ou à défaut pour rats et souris (20% de protéines, 5% de graisses), à hauteur de 5-7g d’aliment par 100g de poids vif par jour.

Si vous distribuez un mélange de céréales, il faut veiller à ce que votre hamster ne les trie pas. La dose convenable est une cuillère à soupe par jour pour un hamster doré, ½ pour un hamster russe.

Dans tous les cas, il faut compléter avec des fruits et légumes frais, à température ambiante, lavés et essuyés. Si votre hamster n’en mange jamais ou si vous venez de l’acquérir, il vous faudra introduire ces aliments frais très progressivement pour éviter de déclencher une diarrhée, qui est souvent gravissime dans ce contexte. Les végétaux les plus adaptés sont : la salade (sauf laitue et frisée), les herbes aromatiques, les endives, le concombre, la tomate… ainsi qu’à peu près tous les fruits, en dehors des agrumes. Attention à retirer les pépins, et ne laissez pas les aliments frais se gâcher dans la cage.

Il faut également apporter des protéines, environ 1 fois par semaine : un petit morceau de jambon blanc, une ou deux croquettes pour chat ou chien, ou encore des vers de farine (appâts de pêche). On peut également distribuer une petite goutte de yaourt ou un à deux petits morceaux de fromage râpé une fois par semaine pour les apports minéraux. Les hamsters en sont en général très friands !

Mon conseil est surtout d’éviter à tout prix les friandises du commerce, qui sont beaucoup trop grasses et sucrées pour la santé de votre hamster. Voici une liste d’autres aliments à proscrire : pépins et noyaux de fruits, arachides ou noix salées, alcool, thé, café, œuf cru, chocolat… De nombreuses plantes communes sont également dangereuses pour ces rongeurs, donc veillez à ce qu’il ne mange pas vos plantes d’intérieur.

La consommation d’eau normale est de 8-10ml/kg de poids vif par jour et sera distribuée de préférence en biberon, ou éventuellement en coupelle en prenant garde à la changer très régulièrement pour éviter les contaminations.

Questions-réponse

Mon hamster mange ses crottes.

C’est un comportement complètement normal chez le hamster, appelée coprophagie. Il récupère de cette façon des nutriments (en particulier la vitamine B). Si ce comportement devient vraiment très important, il peut être le signe de carences.

Si je donne de la viande à mon hamster, il aura le goût du sang et me mordra.

C’est une idée reçue : un hamster qui mange de petites quantités de viande de temps en temps restera plus musclé et vigoureux, mais certainement pas plus agressif. Attention toutefois à vos doigts quand vous distribuerez l’aliment : le hamster peut être gourmand et un peu trop hâtif pour votre sécurité !

Mon hamster s’ennuie. Puis-je lui prendre un congénère ?

Les hamsters vivent le plus souvent mieux seuls, et acceptent difficilement la compagnie. Dans certains cas, s’ils sont habitués très jeunes par exemple, ils peuvent cohabiter avec un autre hamster ou un autre rongeur (cochon d’inde par exemple), mais le risque de blessures mutuelles secondaires à des bagarres souvent très violentes reste présent. Enfin, la femelle est dominante par rapport au mâle, et la vitesse de reproduction rend difficile toute tentative de cohabitation entre des hamsters de sexe opposé.

Mon hamster semble dormir tout le temps.

Les hamsters sont des animaux nocturnes, qui sont actifs la nuit plutôt que le jour. Il peut arriver, lorsque la température extérieure baisse (inférieure à 8°C) ou que la durée d’éclairement diminue (moins de 2h par jour), que le hamster entre en pseudo-hibernation. Il ne se réveille alors que tous les quelques jours, et ne s’alimente que lors de ces brèves périodes de réveil. S’il fait suffisamment chaud et jour mais que votre hamster montre ces symptômes, consultez rapidement un vétérinaire.

L’urine de mon hamster n’est pas transparente. Dois-je m’inquiéter ?

Les urines de hamster sont naturellement troubles et épaisses, car elles contiennent des cristaux et des protéines. Ce n’est donc pas un signe d’infection urinaire. Néanmoins, si l’aspect des urines change drastiquement par rapport à leur couleur normale, ou si votre hamster semble avoir des difficultés à uriner (cris, mise en position répétée), une consultation vétérinaire s’impose.

L'asthme félin

Qu’est-ce que c’est ?

L’asthme félin et la bronchite chronique féline sont des maladies respiratoires fréquemment rencontrées chez le chat. Elles sont responsables de toux chroniques, de sifflements respiratoires, de respiration rapide ou bruyante, et d’une baisse d’activité. Dans certains cas, elle peut mettre en danger la vie de l’animal par détresse respiratoire. Ce syndrome est associé à une inflammation (irritation) des poumons, en réponse à l’inhalation de produits irritants ou d’allergènes présents dans l’environnement. Les cellules des poumons répondent à cette agression en augmentant leur production de mucus et en déclenchant la constriction (le rétrécissement) des plus petites bronches. C’est cette réaction de l’organisme qui cause les symptômes.

La plupart du temps, on ne parvient pas à trouver la cause précise de la maladie. Toutefois, il peut être utile dans un premier temps de rechercher les évènements déclencheurs, lorsqu’il y en a : exposition à une pièce enfumée, utilisation de sprays nettoyants ou désodorisants, litière parfumée ou riche en poussières… Il faut également tenir compte du contexte médical : des infections de l’appareil respiratoire associées à des éternuements ou des écoulements nasaux doivent être rapportées.

Quels en sont les symptômes ?

Ce syndrome peut affecter les chats de n’importe quel âge, et les symptômes les plus fréquents sont listés ci-dessous :

Quels examens sont nécessaires ?

Tout d’abord, il est indispensable d’avoir une conversation avec votre vétérinaire, qui après un examen clinique, prendra tous les renseignements nécessaires quant au mode de vie de votre animal. L’auscultation respiratoire permet de localiser les problèmes de votre animal aux poumons.

Des examens complémentaires sont généralement nécessaires pour déterminer la cause de la maladie et les traitements adéquats :

Quels sont les traitements ?

Il faut d’abord éliminer les causes parasitaires et infectieuses. Lorsque c’est fait, et si une atteinte inflammatoire est fortement suspectée, un traitement à base de corticoïdes (prednisone ou prednisolone) est généralement utilisé. Les médicaments par voie orale (comprimés) sont généralement bien tolérés chez le chat, et peu d’effets secondaires se manifestent. La dose employée initialement est une forte dose, qui est diminuée progressivement selon l’amélioration des symptômes. C’est pourquoi, il est nécessaire de garder contact avec votre vétérinaire pour l’évaluation des doses : chaque animal est différent et nécessite des doses de médicaments différentes. Beaucoup de chats nécessitent un traitement à vie, à raison d’une prise par jour ou un jour sur deux ; il est parfois possible d’arrêter tout traitement.

Chez les chats qui souffrent de crises d’asthme sévères, ou pour ceux qui ne répondent pas complètement à l’administration de corticoïdes, on peut être amené à utiliser des bronchodilatateurs (théophylline, terbutaline) que l’on trouve en pharmacie. Les effets secondaires de ces médicaments sont des vomissements, de la diarrhée, de l’hyperexcitabilité ou une perte d’appétit. Si ces signes apparaissent, il faut contacter votre vétérinaire qui pourra changer le traitement.

Certains chats tolèrent mal l’administration de comprimés. On peut alors choisir d’utiliser la voie inhalée, à l’aide d’inhalateurs (les mêmes que l’on utilise pour les bébés ayant des difficultés respiratoires). C’est aussi la technique à privilégier chez les animaux pour qui les corticoïdes par voie orale sont contre-indiqués, comme ceux souffrant d’infections virales ou de diabète.

D’après Lynelle R. Johnson, in Ettinger’s Veterinary Textbook of Internal Medicine, 6th Edition.

La toux du chenil

La toux du chenil, ou trachéobronchite infectieuse canine, est une maladie respiratoire à forte contagiosité qui ne concerne que les chiens.

Quelle en est la cause ?

Les agents pathogènes responsables de la toux du chenil sont une association de virus et de bactéries : virus parainfluenza, adénovirus canin, réovirus… associés le plus souvent à la bactérie Bordetella bronchiseptica.

Ces microbes sont responsables d’une inflammation temporaire de la trachée et des bronches des chiens atteints.

Quels sont les symptômes ?

Le symptôme principal de cette maladie, comme son nom le laisse présager, c’est la toux. Elle est forte, quinteuse (par salves) et émétisante (elle se termine parfois en efforts d’expectoration ou de vomissements).

Les chiens atteints peuvent également présenter de la fièvre, une baisse d’appétit, un état de fatigue… ainsi que des écoulements nasaux et des éternuements.

Les symptômes durent en général quelques jours, mais peuvent perdurer jusqu’à 2 semaines dans certains cas.

C’est une maladie que l’on rencontre classiquement lors de rassemblements de chiens jeunes, dans les pensions, centres d’éducation, meutes ou expositions.

En effet, les chiens se contaminent par contacts « nez à nez » ou par les aérosols émis par la toux ou les éternuements. Les premiers symptômes apparaissent après un délai d’incubation d’environ 1 semaine.

Quel est le traitement ?

C’est une maladie qui se soigne bien et est de bon pronostic. Si le chien présente des symptômes importants, il peut être nécessaire de lui administrer des traitements anti-tussifs, anti-inflammatoires, et parfois antibiotiques en cas de surinfection.

Ce n’est que lorsqu’aucun traitement n’est administré et que l’infection s’éternise que des complications interviennent, et notamment des pneumonies.

Quelles sont les mesures de prévention ?

La vaccination contre la toux du chenil existe : il s’agit d’un vaccin qui protège contre le virus Parainfluenza et la bactérie Bordetella bronchiseptica. Ce vaccin existe sous forme injectable, intra-nasale ou orale et peut être réalisée même chez le chiot.

Dans les rassemblements de chiens où cette maladie est susceptible de se développer, il est recommandé d’utiliser des désinfectants efficaces contre ces agents pathogènes, et de refuser les animaux non vaccinés.

Si ces mesures sont insuffisantes, les animaux doivent être mis sous surveillance, gardés isolés les uns des autres pour limiter le risque de propagation, et traités en cas d’apparition de symptômes importants.

Le comportement du chat

Le chat a un comportement fascinant, complexe, et extrêmement variable d'un individu à l'autre. Toutefois, certaines caractéristiques reviennent en général, et peuvent nous éclairer sur la façon qu'ils ont de nous appréhender, et d'envisager leur relation aux humains qui partagent leur foyer.

Indépendance

Dans la nature, les chats sont des animaux solitaires. Ils ne vivent pas en troupeau, mais chacun dans son coin, sauf au moment de la reproduction. Cela explique pourquoi de nombreux chats paraissent un peu hautains et distants : ils ne viennent que lorsqu’ils l’ont décidé, et semblent ne pas avoir (trop) besoin de nous. Cela en fait également de bons compagnons, plus autonomes et donc moins contraignants qu’un chien.

Territorialité

Les chats sont très attachés à leur territoire. Ils vivent généralement assez mal d’être déplacés pour des vacances ou des déménagements successifs. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas déplacer un chat, mais qu’il faut comprendre ses difficultés et en tenir compte pour que tout se passe au mieux.

Le territoire est également un motif de bagarres entre chats, que les animaux soient stérilisés ou non. Cela n’a en effet rien à voir avec la reproduction, mais avec l’établissement des limites des territoires de chacun. Plus il y a de chats dans le voisinage, plus les bagarres seront fréquentes, même si cela dépend également du caractère des chats en présence.

Le marquage territorial se fait de plusieurs manières :

Il est intéressant de noter qu’un chat stressé marque beaucoup plus qu’un chat détendu. C’est pourquoi, si votre animal griffe beaucoup les surfaces ou s’il marque souvent son territoire dans la maison, il peut être intéressant de chercher ce qui peut le stresser (ennui ? solitude ? territoire trop petit ? trop de congénères ?) et de le régler. Si le problème persiste, consultez un vétérinaire ! il existe de nombreuses solutions pour aider le chat à surmonter ce type de problème, et donc améliorer votre relation avec lui.

Crépuscularité

Les chats sont des animaux nocturnes, plus actifs la nuit que le jour. Ils se « calent » souvent sur nos habitudes de vie, mais cela peut prendre du temps, notamment chez les chatons. Si votre chaton semble agité la nuit, essayez de le fatiguer pendant la journée (l’occuper, jouer avec, enrichir son environnement avec des jouets d’intelligence ou d’adresse) et distribuez lui des jeux silencieux pour la nuit. Son adaptation à votre rythme sera progressive, elle se fait généralement sur les quelques semaines suivant l’adoption.

La reproduction du chat

La reproduction du chat soulève de nombreuses questions de la part des propriétaires. Nous nous engageons à y répondre au mieux.

La puberté

La puberté du chat et de la chatte survient aux alentours du 6e mois de vie. Elle se manifeste, chez le mâle, par un marquage urinaire du territoire, une recherche active des femelles à l’origine de fugues et de bagarres avec des congénères. C’est une période à risque pour ces chats, qui sont exposés à de nombreux accidents et maladies. Chez la chatte, cela correspond à l’apparition des premières chaleurs : dos voussé, la chatte miaule de façon rauque, forte et répétée, tout en se frottant aux jambes et aux meubles. Elle peut également fuguer et s’expose à des gestations non souhaitées ainsi qu’à des maladies sexuellement transmissibles.

Faire faire une portée ?

On entend souvent dire qu’il faut laisser faire une portée aux chattes avant stérilisation. Cette notion n’a pas de fondement scientifique : aucune chatte stérilisée avant sa première portée n’a présenté de signe remarquable qu’elle ressent un manque, alors que la protection conférée par la stérilisation est moindre dans ce cas. Toutefois, cela reste un jugement personnel et chacun a le droit de se faire sa propre opinion. Si vous souhaitez faire reproduire votre chatte, soyez toutefois conscient qu’il est de votre responsabilité de trouver un foyer aux petits.

La stérilisation

Il n’existe qu’un seul moyen sûr d’empêcher nos chats de se reproduire : la stérilisation. Chez le mâle, il s’agit d’une castration, c’est-à-dire une ablation des testicules sous anesthésie générale. Cette intervention est très bien tolérée, et le chat retrouve un comportement normal dès le lendemain. Chez la femelle, il faut ouvrir la paroi abdominale pour retirer les ovaires (ovariectomie), ce qui est un peu plus invasif, mais protège la chatte contre les cancers des mamelles et les infections de l’utérus.

La pilule

L’usage de moyens hormonaux de contrôle de la reproduction (« pilule ») est à éviter, car ces produits sont très cancérigènes et raccourcissent nettement la durée de vie des animaux.

Pour aller plus loin :

L'identification du chat

L’identification est obligatoire chez les chats depuis janvier 2012. Elle se fait soit par tatouage, soit par puce électronique.

Le tatouage est fait durant une anesthésie générale (le plus souvent au cours de la stérilisation), dans l’oreille de l’animal. Il est constitué des chiffres et de lettres, qui renvoient à vos coordonnées dans un fichier national auxquels ont accès les vétérinaires, la SPA, et les pouvoirs publics.

Avantages : il est visible par tous.

Inconvénients : il nécessite une anesthésie générale, s’efface avec le temps, peut-être supprimé lors de trafics d’animaux (coupe de l’oreille) et, pour cette raison, n’est plus accepté en dehors du territoire français. Si vous souhaitez voyager à l’étranger avec votre chat, il faudra alors lui implanter, en plus, une puce électronique.

L’identification électronique peut être réalisée au cours d’une consultation et sans anesthésie. Par injection dans la peau du cou, on implante une puce de la taille d’un grain de riz, qui contient un code-barre constitué d’une série de chiffres. Ceux-ci renvoient également à vos coordonnées dans le fichier national I-Cad.

Avantages : elle n’est pas inesthétique, ne s’efface pas (elle est conçue pour durer des centaines d’années) et est très difficile à retirer par des gens malhonnêtes.

Inconvénients : le chat ne porte aucun signe extérieur qu’il est identifié, à moins de lui mettre un harnais ou collier avec une médaille (fournie avec la puce électronique).

Tout animal non identifié est considéré comme n’appartenant à personne, et peut donc être placé en fourrière ou réattribué à une autre famille par une association de protection animale s’il est trouvé errant.

Remarque : la puce électronique ne permet pas de localiser le chat, il ne s’agit en aucun cas d’une puce GPS.