Dr Chloé Solatges
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Les troubles locomoteurs de l’animal âgé

Lorsqu’un animal vieillit, il se raidit, perd de son aisance pour se déplacer, et peut présenter des douleurs articulaires.

Pour de nombreux propriétaires, c’est LE signe du vieillissement, et c’est une fatalité.

Or, si on est parfois démuni pour traiter la cause de ces raideurs, nous détenons aujourd’hui un arsenal thérapeutique et préventif formidable, qui permet à de nombreux propriétaires d’accompagner leur animal dans de bonnes conditions en dépit de ce vieillissement inéluctable.

Les animaux de compagnie les plus touchés par ces phénomènes sont les chiens de gabarit lourd (bergers, labradors…) et les animaux qui ont subi au cours de leur vie un traumatisme articulaire, ou qui sont nés avec une anomalie articulaire, ainsi que ceux qui ont présenté un surpoids chronique. En effet, tout traumatisme des articulations aboutit immanquablement à un processus dégénératif : l’arthrose.

C’est pourquoi, à titre préventif, il convient de maintenir nos animaux à leur poids de forme, avec une musculature suffisante pour alléger le travail des articulations, notamment celles des vertèbres. Il convient également de traiter les traumatismes ostéo-articulaires du mieux possible, et le plus tôt possible : on ne laisse pas trainer une boiterie « au cas où elle s’arrangerait toute seule », par exemple. ce qui est « une bricole » aujourd’hui aura des conséquences au cours du vieillissement.

Ensuite, si l’arthrose est là, on la traite également au plus tôt, pour éviter que ne s’installe un cercle vicieux : douleur => articulation moins utilisée => souffrance articulaire => inflammation => douleur.

Pour traiter les douleurs liées aux maladies articulaires, il existe des solutions :

  • médicales : anti-inflammatoires adaptés, antalgiques de la famille des morphiniques, antalgiques de la famille des gabapentinoïdes, antalgiques et anti-inflammatoires en phytothérapie, infiltrations péri- ou intra-articulaires.

  • nutritionnelles : apports en chondroprotecteurs et en acides gras permettant de limiter le processus arthrosique, apports en protéines de bonne qualité et oligo-éléments afin de maitenir la masse musculaire, apports en fibres pour éviter la constipation secondaire à l’inactivité.

  • physiothérapeutiques : manipulations ostéopathiques, rééducation manuelle, stimulation électrostatique, hydrothérapie, thérapie par le chaud ou le froid.

  • chirurgicales : dans un certain nombre de cas, une invervention peut soulager l’animal, voire lui faire retrouver ses capacités motrices.

Pour chaque animal, il faut trouver la meilleure association parmi ces solutions : c’est ce qu’on appelle l’analgésie multimodale. On doit ensuite la remettre en cause aussi souvent que nécessaire pour s’adapter à ses besoins. C’est de cette façon qu’on peut l’accompagner au mieux au cours de ses vieux jours.