Dr Chloé Solatges
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Faut-il vraiment vacciner chaque année ?

Vacciner, c’est protéger. Mais pas n’importe comment.

Aujourd’hui, de nombreux propriétaires ont la conviction que l’on vaccine trop nos animaux. En effet pendant des années, les protocoles vaccinaux étaient basés uniquement sur les recommandations des fabricants, ce qui a amené dans certains cas à des injections annuelles « réflexes ».

Or, il est à présent établi que nous devons baser nos protocoles vaccinaux non seulement sur les notices des vaccins, mais aussi sur les consensus qui émergent de comités d’experts indépendants (WSAVA pour le chien, ABCD pour le chat), qui ont à coeur d’optimiser la vaccination et de chercher le point d’équilibre où elle est efficace, mais pas excessive.

Ces groupes d’experts ont scindé les vaccins en trois groupes :

  • les vaccins essentiels, ou « core », dont l’utilisation systématique à la bonne fréquence protège l’animal et ses congénères contres des maladies mortelles ;
  • les vaccins non essentiels, ou « non core », dont l’utilisation doit être raisonnée en fonction du mode de vie et du risque d’exposition de l’animal.
  • les vaccins non recommandés, dont l’efficacité n’a pas été prouvée.

Les vaccins essentiels chez le chien sont celui de la maladie de Carré, l’Hépatite de Rubarth et la Parvovirose. Chez le chat, ce sont le Typhus, le Calicivirus et l’Herpèvirus (qui provoquent les manifestations de Coryza).

Je ne rentrerai pas dans les détails ici, car ce serait trop long : le protocole dépend de nombreux facteurs tels que le mode de vie de l’animal, son âge, son état de santé et celui des personnes vivant avec lui…
Toutefois, schématiquement, les recommandations actuelles sont de procéder chez le chiot ou le chaton à 3 injections de primo-vaccinations à 8, 12 et 16 semaines, puis un rappel annuel. Ce socle solide de vaccinations permettra ensuite d’alléger les protocoles, en effectuant des rappels tous les 3 ans en milieu peu contaminé, et tous les ans si le mode de vie de l’animal l’exige.

La vaccination n’est donc plus, de nos jours, un acte systématique, mais il est le résultat d’une réflexion approfondie, dont l’objectif reste toujours de protéger la santé nos animaux. Les maladies mortelles de nos animaux sont toujours bien présentes dans la population, et nous ne les vaincrons qu’à travers ce moyen de prévention formidable qu’est la vaccination.